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L'astrologie recouvre au début du XXIe siècle des pratiques et des
approches très différentes, au point qu'il est plus juste de parler
d'astrologies au pluriel.
Ces astrologies existent sous plusieurs formes qui diffèrent par leurs
symboliques et les techniques utilisées, et sont appliquées à un grand
nombre d'objets différents. La symbolique des astres et de leurs mouvements
est très souple, pouvant changer suivant le contexte et l'école de
l'astrologue. Il existe de nombreuses écoles : astrologie humaniste,
astrologie psychologique, astrologie conditionnaliste etc. Elles diffèrent
également selon les objets ou les domaines auxquels elles sont appliquées,
que ce soit par exemple en psychologie, ou comme prévision, en politique,
en bourse, en médecine. Chaque objet a des symboliques propres et parfois
des techniques particulières.
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Les astrologies les plus en vogue actuellement en occident sont
l'astrologie occidentale, fondée sur le calendrier solaire, et
l'astrologie chinoise, fondée sur le calendrier chinois.
Cette dernière s'est répandue en Europe occidentale vers la fin des
années 1970[réf. nécessaire]. Ces astrologies existent sous plusieurs
formes qui diffèrent par leurs symboliques et les techniques utilisées.
Elles diffèrent également selon les objets ou les domaines auxquels elles
sont appliquées, que ce soit par exemple en psychologie, ou comme prévision,
en politique, en bourse, en médecine. Chaque objet a des symboliques
propres et parfois des techniques particulières.
Si les données de base de l'astrologie occidentale restent l'établissement
d'une carte du ciel, celle ci est en constante
évolution, ce qui induit un certain nombre de divergences entre
astrologues. Ces divergences existent dès l'époque traditionnelle,
portent sur différentes méthodes pour le calcul des positions des
maisons, renvoyant à différentes écoles d'interprétation).
Au XXe siècle, l’astrologie connaît un regain d’intérêt avec une
approche nouvelle. Des ingénieurs, psychologues et statisticiens
abordent cette discipline à l'aide d'une démarche et de moyens de
recherche scientifiques. Voir ci-après.
Aujourd'hui, on peut diviser l'astrologie occidentale en trois branches :
1. une astrologie individuelle, qui s'intéresse au thème de naissance d'un individu,
* soit sous l'angle de sa psychologie pour lui faire prendre
conscience de lui-même (astrologie fortement influencée par la psychologie
et les approches psychanalysantes) ;
* soit sous l'angle de son chemin de vie, pour lui indiquer les
différentes phases de sa vie, moments de tranformation, et périodes
critiques ;
* soit sous l'angle de ses relations avec les autres, en mettant en
relation les thèmes de naissance de plusieurs personnes.
2. l'astrologie des horoscopes, directement héritée du Moyen
Âge, remise en vogue par les magazines commerciaux dans sa version
populaire, qui prétend prédire pour chaque signe astral, les grandes
tendances du moment. Cette astrologie devrait probablement plus être
considérée sous l'angle du phénomène social car elle est extrêmement
populaire malgré son imprécision fondamentale.
Pour cette raison,
cette caricature de l'astrologie discrédite probablement l'astrologie
« sérieuse ». Fondé (quand il est établi sérieusement) sur une version
simplifiée des modèles astrologiques classiques, l'horoscope est
généralement considéré par le public qui en est friand, comme une simple
distraction sans implications.
3. l'astrologie événementielle, qu'il s'agisse de prédire
les grands évènements ou l'évolution de la bourse. L'astrologie boursière
a fait son apparition au milieu des années 1990. Son but est prévoir de
la façon la plus rigoureuse possible l'évolution des indices boursiers.
C'est le journaliste économique et financier Jean-François Richard qui a
élaboré les concepts et techniques de l'astrologie boursière.
Légitimité et légitimation de l'astrologie
Outre l'absence de fondements démontrés (aucune causalité identifiée,
absence d'effets récurrents objectivement observables) et le
développement de ces explications psychologiques, de nombreuses
critiques ont vu le jour quant aux efforts déployés par un certain
nombre d'astrologues pour légitimer de façon artificielle leur discipline.
De façon semblable à ce que Collins et Pinch ont montré en
parapsychologie, on peut considérer qu'un petit milieu d'astrologues
"mime" les attitudes de la communauté scientifique.
Ils font des expériences de type scientifique, ils publient leurs
résultats, et s'efforcent de leur donner une visibilité sociale.
Ils tentent ainsi de constituer une communauté scientifique à partir
d'un domaine relevant des croyances traditionnelles. On peut voir là les
effets de la scientifisation de notre société, où la science devient une
source de légitimité incontournable. Le terme critique de pseudo-science,
caractérisant les pratiques qui revendiquent "verbalement" la rigueur
scientifique sans en appliquer les principes, peut donc s'appliquer à
l'astrologie.
Difficulté du dialogue
Les astrologues remarquent inversement une grande difficulté de dialogue
avec les sceptiques. Ils soulignent les manifestations d'une hostilité
de principe face à des projets d'études collaboratives. Selon eux, les
sceptiques rejettent une matière qu'ils refusent d'examiner, évoquant par
ailleurs l'existence d'une "pression sociale contre l'astrologie".
La principale raison du rejet des scientifiques pour l'astrologie leur
apparait ainsi plus culturelle que réellement rationnelle.
L'image négative (charlatanerie) de l'astrologie impliquerait que le
scientifique qui souhaiterait la défendre publiquement courre le risque
d'être discrédité par ses pairs. Cette objection est partiellement valide
, en tant qu'elle met en lumière la tension interne entre "science établie"
et la liberté de recherche scientifique (domaines d'études). La critique
de l'astrologie par les philosophes des Lumières reste à cet égard
l'exemple historique le plus célèbre d'une "critique de principe".
Cependant, il est faux de dire que scientifiques et sceptiques n'ont
jamais étudié la question. Bien au contraire, de nombreux protocoles
d'expérimentation ont été proposés aux astrologues depuis les années 1970,
et de nombreux chercheurs du début du siècle se sont attelés à une étude
statistique de l'astrologie (astrologie statistique). Les expérimentations
menées dans ce domaine sont cependant limitées par l'absence d'une
définition précise de l'effet recherché, et les difficultés de sa
caractérisation éventuelle.
La motivation de la lutte contre l'obscurantisme n'est pas en soi un
argument contre l'astrologie. Elle peut néanmoins sous-tendre un discours
réellement argumenté. La confusion entre les dimensions idéologiques et
argumentatives génère un débat souvent stérile, difficilement analysable.
On citera pour exemple le cas du manifeste contre l'astrologie publié en
1975 par un certain nombre de sommités. Celles-ci présentent simultanément
des faits critiques, et des affirmations polémiques, notamment lorsqu'elle
décrivent l'astrologie comme une « superstition reposant sur la crédulité
des gens ». Cette dévalorisation est souvent la seule partie du manifeste
retenue par les partisans de l'astrologie, qui le résume comme un simple "
rejet sans examen" de leur pratique.
Effet physique réel des astres
* Influence des étoiles
L'astrologie occidentale prétend que les influences qu'elle décrit
sont le fait des planètes, et non de celui des étoiles (qui sont à des
années-lumière de nous). L'argument raisonnable selon lequel les étoiles
sont trop loin pour avoir une influence physique sur nous, s'appliquerait
à l'astrologie sidérale, mais pas à l'astrologie conventionnelle, dite
« tropicale ».
Pour cette dernière, les planètes seules ont une influence, les
constellations servant de "repère" (comme les chiffres sur une horloge).
En d'autres termes, l'astrologie « tropicale » ne s'intéresse qu'à des
corps appartenant au système solaire, et leur déplacements par rapport au
repérage arbitraire que constitue les signes du zodiaque.
* Influence des planètes
L'argument d'une influence gravitationnelle a parfois été avancé pour
justifier l'existence d'une action à distance, et de ce fait, certains
astrologues font des calculs astrologiques sur une base héliocentrique,
ce qui pourrait sembler cohérent avec l'explication d'une influence
gravitationnelle des configurations planétaires sur l'activité solaire.
A ce jour, aucun effet direct des planètes sur le corps humain n'a été
rigoureusement observé. Par ailleurs, les forces d'attractions en jeu lors
du simple phénomènes d'attraction Terre-Lune sont, à l'échelle du corps
humain, infiniment moins importantes que ceux qu'exercerait un immeuble ou
une armoire.
Enfin, les recherches statistiques (voir plus bas) qui auraient pu
permettre de déceler une régularité des phénomènes astrologiques
(influences) concluent à l'inexistence d'une telle régularité.
Problématique du rapport entre signes et constellations
Les signes du Zodiaque, qui servent de cadre de référence et d'analyse,
correspondent aussi à des constellations situées sur l'écliptique.
Si les traits astrologiques sont associés au passage des planètes dans
les limites astronomiques de ces constellations, ce point pose deux
nouveaux problèmes.
Les méthodes de calculs utilisées par les astrologues se rapportent
à une "carte du ciel" immuable, fixe par rapport au point vernal. En
regard, l'astronomie a depuis longtemps fait le constat du "déplacement"
des constellations dans le ciel (de 30° ou un signe tous les 2200 ans).
Cette dérive est liée au phénomène établi de précession des équinoxes.
Le phénomène de la précession des équinoxes entraîne une divergence entre
la position réelle des astres à la naissance et leur position affirmée par
le signe attribué : aujourd'hui le « zodiaque astrologique » est décalé
de près d'un signe par rapport au zodiaque des étoiles.[13] Les passages
des planètes dans les limites des constellations ne correspondent
donc pas à celui des planètes dans les signes.
Ce fait conduit à un
argument astronomique, souvent présenté par les détracteurs de
l'astrologie: les rapports précis décrits dans les horoscopes réellement
basés sur des conjectures astrologiques chiffrées (calculs astrologiques)
décrivent un état des lieux révolu depuis plusieurs centaines d'années.
Cet argument a récemment mené à la création d'une astrologie sidérale,
fondée non plus sur des mesures internes au système solaire, mais sur la
position réelle des étoiles.
D'autre part, lors de sa course le long du zodiaque tout au long de
l'année, le soleil traverse treize constellations, les douze du zodiaque
plus Ophiuchus. Cette dernière ne fait pas partie des constellations
prises en compte par l'astrologie. Plus grave, les planètes -qui peuvent
s'éloigner de l'écliptique de sept à huit degrés) traversent
parfois d'autres constellations[14]: Orion, la Baleine, le Corbeau ou
la Coupe, le Sextant...
En pratique, ces faux arguments résultent d'une confusion
(volontaire ou non) entre signes et constellations du zodiaque.
Les "signes" ne sont que des secteurs réguliers de 30°, conventionnellement
décomptés à partir du point vernal. Ils ne sont qu'un système de
repérage arbitraire, et utilisé d'ailleurs par les astronomes jusqu'au
XVIIIe siècle. Ils n'ont dès l'origine qu'un rapport lointain avec les
constellations du même nom, dont les limites et positions sont évidemment
irrégulières.
Prospections possibles
Si l'influence gravitationnelle de la lune est tout à fait mesurable,
l'activité du soleil, elle, est un phénomène encore très mal connu et
aucune influence sur les mécanismes biologiques et la psychologie humaine
n'a encore été démontrée. Il est imaginable de prospecter ces domaines
encore mal connus, et acquérir des données plus précises confirmant ou
infirmant l'existence :
* d'une influence de la position des planètes sur la position du centre de gravité du système solaire par rapport au soleil, et l'influence qui pourrait en résulter sur l'activité de ce dernier ;
* d'une influence gravitationnelle directe de la lune et sa réflexion de la lumière du soleil ;
* d'une capacité des mécanismes vivants à se mettre en résonance avec des phénomènes cycliques (le plus connu étant évidemment les rythmes biologiques circadiens).
Rappelons néanmoins que les recherches statistiques (voir plus bas) qui auraient pu permettre de déceler une régularité des phénomènes astrologiques concluent à l'inexistence d'une telle régularité.
D'autres tentatives non classiques ont été imaginées suite aux critiques du monde scientifique.
* l'astrologie sidérale est issue de l'idée qu'il fallait suivre les étoiles, et non pas le point vernal. C'est cette approche qui est suivie par la tradition indienne et orientale de l'astrologie, mais sa version occidentale constitue une construction récente (et assez artificielle) sans lien direct avec ces traditions.
* l'Astrologie héliocentrique issue de l'idée ce n'est pas la terre qui est le centre du système solaire (C'est probablement fondé, mais on ne peut pas brutalement passer d'une système à l'autre sans adapter la manière d'interpréter.)
Si l'imagination peut extrapoler des moyens par lesquels les positions des planètes nous influenceraient, pour les transits et synastries, la question est encore plus épineuse puisqu'il faudrait en plus mettre en évidence des influences planétaires sur des systèmes biologiques qui auraient « enregistré » une trace des positions des planètes.
De même, mettre en évidence une explication physique des progressions serait encore plus ardu, dans la mesure où le passage symbolique « un an = un jour » ne repose sur aucune base objectivable, si ce n'est justement la base symbolique. Néanmoins, il faut rester prudent avant de la réfuter, dans la mesure où le cerveau utilise des mécanismes symboliques. Pour prendre un très mauvais exemple (il faudrait en trouver un meilleur, fondé sur des mécanismes inconscients) : dans la majorité des cas, les gens ne franchissent pas une lumière rouge pourtant aucun mécanisme physique n'est capable d'expliquer ce comportement.
Confrontation avec un échantillon témoin
Contrairement à d'autres disciplines ésotériques, l'astrologie annonce
qu'elle peut prévoir, notamment, des évènements très précis et facilement
vérifiables. En ce sens, des protocoles de tests permettant de la juger
sont aisés à mettre en place [15]. Ces protocoles comparent les prévisions
des astrologues sur des sujets précis à des prévisions aléatoires émises
par des sceptiques ou des ordinateurs. Les prévisions des astrologues sont
alors validées si elles sont de meilleures qualités que les prévisions
aléatoires.
On peut citer le test sur 22 prévisions de l'an 2000 entre Elisabeth
Tessier qui écrit régulièrement qu'elle situe son niveau de réussite
à 80 %, voire 90 %, un sceptique et un ordinateur . Résultat : Ordinateur
8 réussites, Elisabeth Tessier et Sceptique 7 réussites.[16] De
nombreuses expériences de ce type ont eu lieu. Notamment par Monsieur
Yves Lignon qui a créé un laboratoire de parapsychologie dans les locaux
de l’université de Toulouse (attention non reconnu par l’université).
Par le cercle zététique de l’université de Nice qui créé le Défi zététique
international. L’intérêt de ce dernier test est qu’en échange d’un test
gratuit, l’astrologue reçoit 200 000 euros en cas de succès.
Comme le risque financier est nul pour un gain potentiel énorme,
on peut estimer que les astrologues ne se présentant pas à ces tests,
ne croient pas à leur don. Après quelques années de fonctionnement
le test fut arrêté faute de combattant. Curieusement,
très peu d’astrologues ont concouru, on peut donc en conclure que la
partie de la population qui croit le moins en l’astrologie sont les
astrologues eux-mêmes. Toutes disciplines confondues, il y a eu 250 tests
et zéro réussi[17]
Un autre test réalisé sur 100 personnes qui jugeaient l'exactitude
des prévisions que l'on faisait sur eux montrait que les astrologues
avaient exactement le même taux de succès qu'un système aléatoire [18]
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